Un rendez-vous inhabituel était attendu dans le ciel lundi: Jupiter et Saturne, les deux plus grosses planètes du système solaire, allaient se rapprocher au maximum, lors d’une “Grande conjonction” qui ne se reproduira qu’en 2080 dans de telles proportions.
Après le coucher du Soleil, à 18h22 GMT (19h22 heure de Paris), les deux géantes gazeuses apparaissaient dans le même champ de vision d’un instrument d’observation, donnant l’impression de se frôler alors qu’elles se situent en réalité à plusieurs centaines de millions de kilomètres l’une de l’autre.
Pour profiter du spectacle, il fallait se munir d’un petit instrument d’observation, trouver un ciel très dégagé, et regarder en direction du Sud-Ouest, sur une bande de territoire englobant l’Ouest de l’Europe (Irlande, Grande-Bretagne, France, Espagne, Portugal) et une large partie de l’Afrique.
Le rapprochement apparent entre les deux planètes a déjà commencé depuis plusieurs mois, et il atteindra une distance minimale le jour du solstice d’hiver (un hasard du calendrier), ce qui donnera presque l’impression que les deux astres dans le ciel ne font qu’un.
“La Grande conjonction” correspond “au temps que mettent les deux planètes à retrouver des positions relatives similaires par rapport à la Terre”, explique à l’AFP Florent Deleflie, de l’Observatoire de Paris - PSL.
Jupiter, la plus grosse, fait le tour du Soleil en 12 ans, Saturne en 29 ans. Et tous les vingt ans environ, les deux planètes semblent donc se rapprocher lorsqu’on observe la voûte céleste depuis la Terre.